Spiritualité, militantisme, vie du monde et vie quotidienne

Ouverture d'esprit

Ouvrir son coeur

sensei11.jpgÀ l’occasion du 16 mars 2008, Daisaku Ikeda a transmis ces propos : « Un dirigeant qui sert le peuple comme s’il s’agissait de ses propres parents est un véritable dirigeant humaniste et démocratique. »

Un idéal éloigné ?


Nous avons un idéal éleva. Mais, parfois, cet idéal est difficile à incarner dans la réalité. Si nous voulons le concrétiser et faire de nos aspirations profondes une réalité, cela passe par des efforts pour changer soi-même. En premier lieu : ouvrir son cœur. Ouvrir son cœur, c’est réussir à accepter l’autre tel qu’il est et lui manifester du respect, quoi qu’il fasse. La famille est en cela une priorité. Comme le souligne très justement Daisaku Ikeda : « Tant de jeunes sont incapables d’éprouver de la compassion pour leurs propres parents, comment pourrait-on attendre qu’ils se soucient de parfaits étrangers ? »


Développer un cœur libre au sein de son environnement

Notre famille est un lieu propice aux confrontations d’ego, et nous sommes parfois heurtés par l’autre. Attaché aux situations qui nous ont fait souffrir, il est difficile de créer au présent une relation de soutient mutuel. Pourtant, c’est bien sur ce terrain que nous pouvons le plus avancer. Si nous parvenons à persévérer pour créer le respect, au-delà des événements passés, au-delà des préjugés, nous grandissons en tant qu’être humain. Les personnes de notre environnement proche ont, naturellement et involontairement, l’attitude adéquate qui nous montre nos faiblesses et ravivent nos blessures. Nous avons le choix de les fuir, de les « laisser se débrouiller seules », ou d’accepter ce qu’elles nous renvoient afin de décider de changer, et créer quelque chose de nouveau avec elles.
Toute situation peut absolument se transformer.

Il arrive parfois que l’on se sente très distant ou différent de certains membres de notre famille, comme s’ils étaient des étrangers. « Aimer de telles personnes exige une sorte de lutte spirituelle qui engage tout notre être […]. C’est cet individu-là, celui qui est indéniablement présent dans notre environnement immédiat, qui représente le creuset où la vraie valeur de notre engagement à aimer l’humanité va être mise à l’épreuve. »

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Mettre en œuvre ces efforts, dans son quotidien, pour dépasser les limites de notre cœur et développer l’esprit de reconnaissance envers l’autre, est la clé. En dépassant le jugement, on découvre peu à peu l’univers de l’autre que l’on apprend à respecter, tel qu’il est, avec ses forces et ses faiblesses. Tous les efforts pour construire un cœur qui ne juge et ne rejette personne constituent la force de notre caractère et notre capacité à ressentir une réelle bienveillance envers l’humanité. Ce type de respect inconditionnel et de compassion est vital si l’on souhaite donner à sa vie une dimension plus large.


Une vision large dans une vie ordinaire

Quelle vision avons-nous de notre propre vie ? Quelle vision nourrissons-nous pour l’avenir ?

Nous enfermer dans une conception restreinte de nos capacités et de la portée de notre vie ouvre la porte à l’arrogance et l’autoritarisme. Selon Jung : « Dès que l’individu s’identifie au sentiment écrasant de sa petitesse et de sa futilité, et qu’il en perd le sens de sa vie […] il est déjà sur le chemin de l’esclavage. » ainsi, comme le précise Daisaku Ikeda, « Celui qui entretien ce sentiment perd la force de résister à l’énorme pouvoir du nationalisme. Dès que l’on a cessé de s’opposer au mal, on est sur la voie d’en devenir l’esclave. »

Le défi est bien d’ouvrir les yeux sur le potentiel de la vie. Est-ce que nos actions sont tournées vers la quête de ce potentiel ? Est-ce que nous louons toute forme d’effort, ou bien rabaissons-nous sans cesse notre vie et celle des autres ? L’arrogance empêche d’apprendre des autres et de se nourrir de tout.

La sagesse vient du peuple. Les personnes ordinaires ont une expérience de vie et un bon sens qui dépassent les théories. Nul ne peut les égaler sur leur capacité à résoudre les situations quotidiennes et à apprécier la vie. « Pour le peuple et avec le peuple, si nous revenons toujours à ce point de départ, nous serons toujours capables de puiser une force et une sagesse illimitées. »

Se complaire dans une attitude élitiste ou se consacrer à la cause du peuple ? Telle est la vraie question à se poser si l’on souhaite faire partie e ces personnes qui vont faire avancer l’humanité. Nombres de « sachants » regardent intérieurement les autres de haut et se hâtent de porter un jugement, sans s’investir eux-mêmes pleinement.
Les personnalités d’envergure sont, au contraire, des personnes naturelles et simples, qui aiment, respectent et soutiennent le peuple. Elles gardent à l’esprit de travailler sans cesse pour la société, en témoignant de la compassion envers tous les êtres humains.

Daisaku Ikeda a fait des rêves que nourrissait son maître envers l’humanité, son idéal de vie et son moteur. Il a fixé son regard vers ce qu’il y a de plus élevé : agir pour le bonheur de chaque personne, éliminer la misère et la pauvreté et combattre la guerre. Pour ce faire, il s’est axé sur le soutien de la vie et du potentiel de chaque personne. Il s’est également fixé des objectifs très concrets envers la société et le monde. Le champ d’actions qu’il s’est choisi a eu une dimension au-delà du soutien du mouvement bouddhique. Il partage ce qui lui a insufflé le courage d’agir : « Le président Toda disait souvent : Je lutte maintenant pour les deux cents ans à venir.” C’est exactement le même esprit qui m’anime. Je me demande : comment puis-je orienter l’humanité de nos jours et, avec elle, nos enfants et nos petits-enfants, vers le bonheur et la paix ? J’ai agi comme si je portais le monde sur mon dos. […] Lorsque je me suis dressé avec un tel sens de ma responsabilité, ce fut comme si un ouragan de sagesse avait commencé à souffler dans mon cœur. Et j’ai pu prendre et mener à bien des initiatives. »

La possibilité de faire naître une résolution intime de ce type appartient à tous. Cette prise de conscience, cette sincérité de décision et d’action, est totalement indépendante de l’ancienneté dans la pratique, ou de la responsabilité actuelle dans l’organisation. Hériter de l’esprit du maître bouddhique n’est pas un acquis que l’on porte en soi, comme de naître dans une famille de croyants, ou de pratiquer depuis de nombreuses années. Hériter de l’esprit du maître ne vibre en nous qu’à partir du moment où nous nous élançons vers le même idéal et répondons avec passion à cet appel qui nous est lancé.

Nous avons tous la possibilité, aujourd’hui, de nous ouvrir à une dimension que nous n’avons jamais osé explorer. Une dimension et une vision qui peut-être nous dépassent, mais qui vont nous propulser vers un bonheur et des réalisations exaltantes.

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extrait du site :

http://reunion-discussion.fr/ressources/

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